Activité légale

logo-umanoL’activité d’Addiopizzo incarne le devoir de la société civile de jouer un rôle actif aux côtés des commerçants pour lutter contre le racket mafieux.

Pour l’association c’est l’occasion de montrer sa présence même dans les tribunaux où une partie de la population reconnait ses droits et ses devoirs, décidant de se constituer partie civile consciente que la propagation du phénomène mafieux porte également atteinte au « simple » consommateur.

Au moment de la rédaction de ce document, on dénombre 104 procès dans lesquels l’association s’est constituée partie civile et a épaulé des entrepreneurs victimes du racket (également constitués partie civile). Plus de 253 victimes de réseaux d’extorsion ont été aidées et soutenues par l’association.

Fonctionnement
L’association Addiopizzo emploie quatre avocats dont le travail est principalement de se constituer partie civile dans l’intérêt de l’association comme de celui des entrepreneurs. Grâce au soutien fourni par l’association, ces entrepreneurs dénoncent le racket mafieux et s’y opposent fermement.

En 2008, Addiopizzo a pris la décision de ne pas intervenir dans les procès dans lesquels elle n’a pas concrètement collaboré avec les entrepreneurs; les incitant à dénoncer et à demander l’aide des forces de l’ordre.
L’association ne reçoit aucune compensation directe de la part des victimes du pizzo pour l’aide technique qu’elle leur apporte au tribunal.
L’action d’Addiopizzo va au-delà de cette aide technique. La prise de responsabilité que nous demandons à chaque citoyen et à chaque commerçant contraints de payer le pizzo est la même que celle que nous exigeons de la classe politique. C’est pour cette raison que nous nous sommes constitués partie civile contre les hommes politiques traduits en justice pour des délits commis conjointement à des organisations mafieuses; des hommes accusés d’avoir obtenu des promesses de vote de la part de Cosa nostra en échange d’argent.