Naissance du mouvement

adesivoL’histoire d’Addiopizzo commence en 2004. Tout a débuté lorsqu’un groupe d’amis tout juste diplômé a commencé à faire des projets. Leur idée était d’ouvrir un pub à Palerme, mais la crainte qu’un mafieux ne vienne leur réclamer le pizzo était bien présente. Cela les a poussés à réfléchir au fait qu’on ne peut pas s’attendre à ce que, ceux qui exercent une activité économique dénoncent le pizzo si l’environnement dans lequel ils vivent et travaillent est indifférent au fléau que représente l’extorsion.
Ils ont alors décidé de changer de stratégie et de communiquer en dénonçant ce fléau à travers leur ville.
Au cours de la nuit du 28 au 29 juin,on lit pour la première fois sur des centaines d’autocollants un message qui deviendra ensuite un véritable slogan provocateur:

«UN PEUPLE ENTIER QUI PAIE LE PIZZO EST UN PEUPLE SANS DIGNITÉ».

Partant de cette action anonyme, le mouvement Addiopizzo s’est développé. Il traite le problème en
profondeur et se fait le porte-parole d’une « révolution culturelle » contre la mafia.
En mai 2005 le comité Addiopizzo lance la campagne« Contre le pizzo, consomme différemment »
C’est au cours de cette campagne que souscrivent les 3500 premiers adhérents du mouvement et que parait le «Manifeste du citadin consommateur pour la légalité et le développement». C’est aussi durant cette campagne que le concept de consommation critique anti-extorsion voit le jour, incitant les consommateurs à se tourner vers une économie légale tout en récompensant ceux qui s’opposent au racket. L’année suivante, la première liste de commerçants ayant déclaré publiquement ne pas payer le pizzo et adhéré au réseau Addiopizzo a été publiée.